Un marché qui gagne des auditeurs et des annonceurs

Alliance Digitale vient de publier la mise à jour 2026 de son Panorama de l'Audio Digital, un document de référence qui réunit les principaux indicateurs du marché français et dresse la carte des entreprises qui le composent. Les chiffres compilés portent sur l'année 2025 et dessinent une tendance nette : l'écoute numérique progresse, et l'argent publicitaire suit.

Selon les données de Médiamétrie reprises dans le document, 46 millions de Français ont écouté chaque mois des contenus audio digitaux, soit 2,3 millions de plus qu'un an plus tôt. Cette catégorie recouvre des usages variés, du podcast aux flux diffusés en direct sur internet, c'est-à-dire précisément le terrain sur lequel évoluent les webradios.

Une auditrice écoute un programme audio avec des écouteurs sans fil dans un train

151 millions d'euros investis, 1 623 marques présentes

Côté publicité, l'Observatoire de l'Epub du SRI chiffre les investissements nets en audio digital à 151 millions d'euros en 2025, en hausse de 23 % sur un an. Le Baromètre de l'Audio Digital de Kantar Media, qui couvre la période de janvier à décembre 2025, relève de son côté une progression de 29 % du volume d'impressions délivrées.

Le nombre d'annonceurs confirme cet intérêt : 1 623 marques ont acheté de l'audio digital en 2025. Point notable, 40 % d'entre elles ont également programmé de la radio, signe que les deux médias sont pensés ensemble plutôt qu'opposés. Les secteurs les plus actifs sont la distribution, l'automobile et le transport, les établissements financiers et l'assurance, les boissons et les services.

Une cartographie en sept familles d'acteurs

Au-delà des chiffres, le panorama classe les intervenants du marché en sept catégories :

  • les éditeurs ;
  • les pure players du podcast ;
  • les plateformes de diffusion et les hébergeurs ;
  • les DSP, outils d'achat utilisés par les annonceurs et les agences ;
  • les adserveurs ;
  • les SSP, qui mettent les inventaires des éditeurs sur le marché ;
  • les acteurs de la monétisation.

Pour Virginie Robert, co-responsable du groupe de travail Audio Digital d'Alliance Digitale et directrice marketing de NRJ Global, la croissance concerne autant les usages que l'attrait du média pour les marques. Elle insiste aussi sur la nécessité de développer la mesure de l'efficacité publicitaire. Arthur Millet, directeur général d'Alliance Digitale, présente pour sa part ce travail comme un outil opérationnel à destination des marques et des agences. Le document peut être téléchargé sur le site de l'association.

Ce que ces chiffres signifient pour une webradio

Pour les éditeurs indépendants, ce bilan envoie plusieurs signaux utiles. D'abord, le public de l'écoute en ligne continue de s'élargir : un flux bien référencé, disponible dans les annuaires, les applications et sur les enceintes connectées, s'adresse à un bassin d'auditeurs en croissance.

Ensuite, la cartographie dressée par le panorama montre la place qu'occupent les intermédiaires techniques, des adserveurs aux SSP et aux DSP. Une webradio qui souhaite capter une part de ces budgets a intérêt à rendre son inventaire accessible à ces outils, directement ou via une régie spécialisée, plutôt que de compter uniquement sur la vente en direct.

Enfin, l'accent mis sur la mesure de l'efficacité rappelle que les annonceurs attendent des données fiables. Statistiques d'écoute détaillées, durée moyenne des sessions, répartition par appareil : ce sont ces éléments qui permettent à une petite station de dialoguer avec une agence. Le fait que 40 % des marques combinent radio et audio digital constitue en outre un argument concret pour les webradios dont le format reste proche de la radio traditionnelle.

Source : J'ai un pote dans la com

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