Harry et Meghan pourraient quitter le Royaume-Uni faute de protection policière

Harry et Meghan pourraient quitter le Royaume-Uni faute de protection policière

Le retour du prince Harry et de Meghan Markle au Royaume-Uni pourrait être de courte durée. Installés depuis août dernier avec leurs deux enfants, Archie et Lilibet, le couple ducal envisage sérieusement un départ définitif vers les États-Unis. Cette décision, qui pourrait intervenir dès les vacances d'automne, dépend essentiellement d'un élément crucial : l'attribution ou non d'une protection policière financée par l'État britannique.



Depuis leur installation au Royaume-Uni, la question de la sécurité de la famille Sussex est devenue un enjeu majeur, ravivant les tensions entre le couple et les autorités britanniques. Le comité compétent en matière de sécurité examine actuellement la possibilité d'accorder une protection policière à la famille, malgré leur statut de membres non actifs de la famille royale.



Une décision suspendue à la question de la protection policière



Selon les informations révélées par le Daily Mail, l'avenir de la famille Sussex au Royaume-Uni se joue actuellement dans les bureaux du comité britannique chargé de la sécurité. Pour le prince Harry, âgé de 42 ans, et son épouse Meghan, 45 ans, l'obtention d'une protection policière financée par l'État n'est pas qu'une simple commodité : elle représente un symbole de reconnaissance et de sécurité indispensable.



Un proche du couple a confié au journal britannique que Harry interpréterait un refus comme le signe de réserves plus profondes de la part des institutions britanniques à son égard. Cette source anonyme a déclaré : "S'il n'obtient pas de protection, je crois qu'il retournera pour toujours à Montecito - et cela pourrait déjà se produire pendant les vacances d'automne."



Le paradoxe de la sécurité transatlantique



De manière surprenante, le prince Harry se sentirait davantage en sécurité aux États-Unis, même sans protection accordée par l'État. Cette position peut sembler contradictoire, mais elle reflète la complexité de la situation du couple. À Montecito, en Californie, où ils possèdent une résidence, les Sussex ont mis en place leur propre dispositif de sécurité privée, qu'ils financent eux-mêmes et sur lequel ils exercent un contrôle total.



Cette préférence pour le sol américain s'explique également par un environnement perçu comme moins hostile médiatiquement et où le couple a pu reconstruire sa vie loin des contraintes protocolaires de la monarchie britannique.



Des incidents sécuritaires dès les premiers jours



La sensibilité du sujet sécuritaire s'est manifestée de manière concrète peu après l'arrivée de la famille au Royaume-Uni. Dans un événement révélateur des préoccupations du couple, Archie et Lilibet ont été désinscrits de leur nouvelle école privée après seulement deux jours, avant d'être inscrits dans un autre établissement.



Cette décision radicale aurait été prise en concertation avec l'équipe de sécurité privée de la famille. Les raisons invoquées sont multiples :




  • Le long trajet scolaire représentait un risque sécuritaire

  • Le trafic dense compliquait la protection des enfants

  • L'exposition prolongée lors des déplacements quotidiens était jugée excessive



Mais ce n'est pas tout. Un incident particulièrement préoccupant a également été rapporté : le numéro de téléphone privé de Meghan aurait circulé dans un groupe de discussion de parents d'élèves, illustrant les difficultés du couple à préserver leur vie privée, même dans des environnements supposément sécurisés.



Le soutien de la famille Spencer



Dans ce contexte tendu, Harry reçoit un soutien inattendu mais significatif de la famille de sa mère. Charles Spencer, frère de la princesse Diana décédée en 1997, a fait part publiquement à la BBC de sa vive inquiétude concernant la situation de son neveu.



L'Earl Spencer a vivement critiqué le refus d'accorder une protection policière à un membre aussi haut placé de la famille royale. Ses propos sont particulièrement poignants : "En tant qu'oncle qui a vu sa sœur mourir dans des circonstances très, très évitables, je pencherais plutôt pour la protection."



Cette référence directe à la mort tragique de Diana résonne avec une force particulière. La princesse de Galles est décédée à Paris dans un accident de voiture en 1997, alors que le véhicule dans lequel elle se trouvait était poursuivi par des photographes. Pour Charles Spencer, l'histoire ne doit pas se répéter, et la protection de Harry et de sa famille constitue une priorité absolue.



Un long combat juridique sans victoire



La bataille de Harry pour obtenir une protection policière ne date pas d'hier. Le prince a perdu plusieurs procédures contre le Ministère britannique de l'intérieur concernant sa protection personnelle ces dernières années. Ces échecs judiciaires successifs ont alimenté un sentiment de frustration et d'injustice chez le duc de Sussex.



Depuis son retrait de la famille royale en 2020, Harry a vu son statut de sécurité modifié, perdant le droit automatique à une protection policière financée par l'État. Cette situation, qu'il juge inéquitable compte tenu de sa notoriété et des menaces potentielles qui pèsent sur lui et sa famille, est devenue un point de friction majeur avec les autorités britanniques.



L'issue de l'examen en cours par le comité de sécurité déterminera donc non seulement l'avenir immédiat de la famille Sussex au Royaume-Uni, mais pourrait également marquer un tournant définitif dans leur relation avec leur pays d'origine. Un nouveau refus pourrait sceller leur départ permanent vers la Californie, transformant ce qui devait être un retour aux sources en un bref intermède britannique.

info Source : 20 Minutes | People

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