Reijnders assume son transfert saoudien pour l'argent

Reijnders assume son transfert saoudien pour l'argent

Dans un monde du football où les transferts vers l'Arabie saoudite suscitent régulièrement la polémique, un joueur néerlandais vient de créer la surprise par sa franchise déconcertante. Tijjani Reijnders, milieu de terrain de 28 ans, a rejoint Al-Qadisiyah en août dernier et assume sans détour que sa décision était avant tout motivée par l'argent. Une sincérité rare qui tranche avec les déclarations habituelles des joueurs évoquant systématiquement un "projet sportif ambitieux".



Le joueur néerlandais, toujours sélectionné avec les Oranje, a accordé une interview au média NOS dans laquelle il explique sans filtre les raisons de son départ pour le Moyen-Orient. Ses propos, d'une honnêteté brutale, offrent un éclairage inhabituel sur les coulisses des transferts vers la Saudi Pro League.



Une franchise déconcertante sur les motivations financières



Tijjani Reijnders n'a pas cherché à embellir la réalité lors de son entretien avec NOS. Le milieu de terrain néerlandais a clairement affirmé que l'aspect financier était au cœur de sa décision : "Je ne veux plus travailler après ma carrière", a-t-il déclaré sans ambages. Cette phrase résume à elle seule l'état d'esprit qui l'a guidé vers l'Arabie saoudite.



Arrivé après une saison difficile à Manchester City, où il n'a pas réussi à s'imposer, le joueur reconnaît que sa situation financière était déjà confortable. "Je n'en avais plus besoin après City, mais maintenant je peux aussi assurer le bien-être des générations futures", explique-t-il. Cette transparence contraste fortement avec le discours habituel des footballeurs qui préfèrent généralement mettre en avant des arguments sportifs.



Un contrat aux dimensions pharaoniques



Les chiffres donnent le vertige et expliquent largement la décision de l'international néerlandais. Si Tijjani Reijnders honore l'intégralité de son contrat de quatre ans avec Al-Qadisiyah, il devrait percevoir près de 100 millions de francs suisses. Une somme colossale qui représente plusieurs vies de salaires pour un citoyen ordinaire.



Face à de tels montants, le joueur assume pleinement son choix et le revendique même comme un acte de responsabilité familiale : "Si mes petits-enfants peuvent eux aussi bien vivre grâce à ce choix, pourquoi ne le ferais-je pas?" Cette justification, qui place la sécurité financière transgénérationnelle au centre de la réflexion, témoigne d'une vision à très long terme de sa carrière et de son héritage.



Un passage temporaire, pas une préretraite



Malgré cette motivation financière assumée, Reijnders ne considère pas son aventure saoudienne comme une fin de carrière anticipée. À 28 ans, l'ancien joueur de l'AC Milan et de l'AZ Alkmaar entend bien revenir au plus haut niveau européen après cette parenthèse lucrative.



Le Néerlandais affirme avoir longuement échangé avec son entraîneur en club, Brendan Rodgers, sur cette perspective. "Il m'a dit que je pouvais très bien jouer ici pendant trois ou quatre ans avec beaucoup de plaisir, puis retourner en Europe. Il y a maintenant de nombreux exemples de ce genre. C'est aussi mon objectif", confie le milieu de terrain.



Cette stratégie s'inscrit dans une tendance émergente où certains joueurs utilisent la Saudi Pro League comme une étape financièrement avantageuse avant de revenir en Europe. Une approche qui diffère radicalement de celle de joueurs en fin de carrière qui considéraient traditionnellement ces destinations comme une ultime aventure avant la retraite.



Une défense du niveau saoudien



Pour justifier son choix sportif, Tijjani Reijnders n'hésite pas à affirmer que le niveau du championnat saoudien est désormais supérieur à celui de l'Eredivisie, le championnat de son pays natal. Une déclaration qui pourrait faire grincer des dents aux Pays-Bas, mais qui témoigne de l'évolution rapide du football saoudien grâce aux investissements massifs.



L'arrivée de nombreuses stars internationales en Arabie saoudite ces dernières années a effectivement contribué à élever le niveau de la compétition. Des joueurs comme Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, N'Golo Kanté ou encore Sadio Mané ont apporté leur expérience et leur talent, transformant progressivement la perception de ce championnat.



Un parcours international maintenu



Malgré son départ pour l'Arabie saoudite, le milieu de terrain originaire de Zwolle continue d'être convoqué en sélection nationale. Avec 35 sélections et deux buts à son actif, Reijnders reste un élément important du dispositif des Oranje.



Le joueur a notamment participé à la dernière Coupe du monde, même si l'aventure néerlandaise s'est arrêtée dès les seizièmes de finale. Son maintien en équipe nationale prouve que son transfert en Arabie saoudite n'a pas affecté sa considération auprès du sélectionneur.



Dans l'immédiat, les Pays-Bas font face à un calendrier chargé en Ligue des nations. L'équipe affronte l'Allemagne le vendredi, avant de se déplacer en Serbie le 27 septembre, puis en Grèce le 1er octobre, avant de recevoir la sélection serbe quatre jours plus tard. Des rencontres importantes où Reijnders pourrait démontrer que son niveau n'a pas baissé malgré son évolution dans un championnat moins médiatisé.



La franchise de Tijjani Reijnders ouvre un débat intéressant sur l'hypocrisie qui entoure souvent les transferts vers des destinations exotiques. En assumant ouvertement ses motivations financières, le Néerlandais brise un tabou et offre une perspective rafraîchissante, même si elle peut en choquer certains. Son cas illustre également l'évolution du football moderne, où les frontières géographiques s'estompent au profit d'opportunités économiques sans précédent pour les joueurs professionnels.

info Source : 20 Minutes | Sports

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