Winsley Boteli découvre la Nati en l'absence de Granit Xhaka

Winsley Boteli découvre la Nati en l'absence de Granit Xhaka
```html

À 20 ans, Winsley Boteli vit un moment unique dans sa jeune carrière. La pépite du FC Sion découvre pour la première fois l'univers de l'équipe de Suisse lors du rassemblement à Belek, en Turquie. Auteur d'une saison exceptionnelle avec treize buts et cinq passes décisives en seulement 15 matchs officiels, le jeune attaquant valaisan apporte un vent de fraîcheur bienvenu dans le groupe de Murat Yakin.



Cette première convocation intervient dans un contexte particulier pour la Nati, marqué par l'absence notable de son capitaine. Mais loin de se laisser déstabiliser, Boteli aborde cette expérience avec un mélange de confiance et d'humilité qui impressionne son sélectionneur et ses nouveaux coéquipiers.



Une première sélection dans un contexte particulier



Le début de semaine à Belek s'est avéré inhabituel pour l'équipe de Suisse. Granit Xhaka, pilier et capitaine de la sélection, brille par son absence. Suite aux révélations concernant un faux certificat de vaccination contre le Covid, l'ASF et le joueur ont convenu d'un commun accord qu'il ne rejoindrait pas le rassemblement. Cette décision vise à permettre à l'équipe de se concentrer pleinement sur les quatre échéances à venir en Ligue des nations.



Interrogé sur cette situation délicate, Winsley Boteli exprime sa déception avec diplomatie : "C'est très dommage, car Xhaka est une légende et le capitaine." Toutefois, le jeune attaquant refuse de dramatiser et fait preuve d'un optimisme rafraîchissant : "Nous avons aussi d'autres leaders", affirme-t-il, conscient de la profondeur de l'effectif suisse.



Apprendre auprès de Breel Embolo



Pour sa première semaine avec l'équipe A, Boteli se trouve dans une forme étincelante. Ses statistiques parlent d'elles-mêmes et témoignent d'un talent en pleine éclosion. Mais le Sédunois n'entend pas se reposer sur ses lauriers. Au contraire, il voit dans cette convocation une opportunité unique d'apprentissage.



Le jeune attaquant se réjouit particulièrement de retrouver Breel Embolo, qu'il a côtoyé lors de son passage au Borussia Mönchengladbach. "Je vais observer attentivement ce qu'il fait en tant que top attaquant et essayer d'apprendre beaucoup de lui", explique-t-il avec enthousiasme. Pour Boteli, Embolo représente le modèle d'avant-centre qu'il aspire à devenir : physique, rapide et direct dans ses interventions.



Johan Manzambi, un visage familier rassurant



L'intégration dans un groupe de joueurs professionnels de haut niveau peut s'avérer intimidante pour un jeune joueur. Boteli en fait l'aveu avec franchise : "Au début, je n'avais pas vraiment les idées claires. C'était un sentiment très particulier." Heureusement, un visage familier l'a aidé à trouver rapidement ses marques.



"Quand j'ai vu Johan Manzambi, je me suis tout de suite senti bien", confie le Valaisan. Cette présence rassurante a facilité son adaptation au groupe. Lorsque 20 Minutes lui suggère qu'il pourrait être, par son profil de jeu, un mélange entre Manzambi et Embolo, la réponse du jeune attaquant fuse, accompagnée d'un sourire : "Ça me plaît." Une comparaison flatteuse qu'il accepte volontiers.



La confiance de Murat Yakin



Si Winsley Boteli est venu pour apprendre, il n'est pas là uniquement en observateur. Le jeune joueur déborde de confiance, porté par son excellente forme du moment. Et cette assurance n'a pas échappé à son sélectionneur. Murat Yakin a même déclaré que son jeune protégé pourrait marquer "même depuis le parking", une formule imagée qui témoigne de la confiance accordée.



Cette boutade fait sourire Boteli, qui la prend au sérieux : "Il n'a pas dit ça pour rien. Je suis dans une dynamique extrêmement bonne et j'ai l'impression de pouvoir marquer de n'importe quelle position." Une déclaration qui pourrait paraître présomptueuse, mais qui reflète simplement l'état d'esprit d'un attaquant en pleine réussite.



Le numéro 13 déjà pris



Même dans les petits détails, Boteli fait preuve d'une maturité surprenante. Son numéro fétiche, le 13, est déjà porté par Ricardo Rodriguez. Loin de s'en formaliser, le jeune Valaisan réagit avec humour et respect : "Ricardo est une légende!" Pour ce rassemblement, il devra donc se contenter du numéro 19.



Mais cette contrainte ne le perturbe nullement. Avec pragmatisme, il rappelle une vérité fondamentale du football : "C'est le joueur qui marque les buts, pas le numéro." Une philosophie simple mais efficace qui résume bien l'état d'esprit de ce jeune talent prometteur.



Avec son mélange de fraîcheur, de confiance et d'humilité, Winsley Boteli incarne parfaitement la nouvelle génération qui frappe aux portes de l'équipe de Suisse. Reste désormais à voir si le sélectionneur lui offrira sa chance sur le terrain lors des prochaines rencontres de Ligue des nations. Une chose est certaine : le jeune Sédunois est prêt à saisir l'opportunité si elle se présente.


```

info Source : 20 Minutes | Sports

open_in_new Lire l'article original
Partager :
-