Granit Xhaka : des dates de vaccination contradictoires compliquent l'enquête

Granit Xhaka : des dates de vaccination contradictoires compliquent l'enquête
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L'affaire entourant le capitaine de l'équipe nationale suisse de football connaît un nouveau rebondissement troublant. Alors que Granit Xhaka fait l'objet d'une enquête du Ministère public de Lucerne pour des soupçons de certificats Covid falsifiés, des incohérences flagrantes apparaissent concernant les dates de vaccination avancées par son entourage.



Initialement révélée par le journal "Blick", cette affaire soulève de nombreuses questions sur l'authenticité des documents sanitaires présentés par le joueur actuellement sous les couleurs de Sunderland. Les contradictions dans les déclarations de son porte-parole ne font qu'épaissir le mystère.



Des dates de vaccination qui varient selon les sources



Au cœur de la polémique se trouve une confusion troublante concernant la date de la seconde vaccination de Granit Xhaka. Selon les recherches menées par le "Tages-Anzeiger" et la "SonntagsZeitung", la médecin Andrea Ludwig aurait certifié deux vaccinations Covid pour le footballeur : une première le 25 janvier 2022 et une seconde le 11 novembre 2022.



Cependant, Andreas Bantel, porte-parole officiel du joueur, a déclaré à la "NZZ am Sonntag" que Xhaka dispose d'attestations médicales confirmant des vaccinations aux dates du 25 janvier et du 8 novembre 2022. Cette divergence de trois jours peut sembler minime, mais elle prend une dimension considérable dans le contexte d'une enquête judiciaire.



Un "lapsus" qui soulève des interrogations



Confronté à cette contradiction par le journal "Blick", Andreas Bantel a tenté de clarifier la situation en confirmant que la deuxième vaccination aurait bien eu lieu le 8 novembre. Le porte-parole s'est excusé en invoquant un "lapsus survenu dans le feu de l'action" pour expliquer l'erreur de date initialement communiquée.



Cette explication peine toutefois à convaincre, d'autant plus que le porte-parole de Xhaka n'est autre qu'une personne travaillant aux côtés de Stefan Wehrenberg, avocat réputé et ancien porte-parole de la commission d'éthique de la FIFA. Dans un dossier aussi sensible, une telle imprécision interroge sur la rigueur de la défense mise en place.



Un emploi du temps chargé qui complique le scénario



La date du 8 novembre 2022 pose également problème lorsqu'on examine l'agenda du joueur à cette période. Le capitaine de l'équipe nationale suisse avait alors un emploi du temps particulièrement dense, ce qui rend difficile la possibilité d'un déplacement à Lucerne pour y recevoir une injection vaccinale.



Les enquêteurs devront donc vérifier si les déplacements et obligations professionnelles de Xhaka ce jour-là sont compatibles avec une vaccination dans le cabinet de la médecin Andrea Ludwig à Lucerne. Cette vérification constitue un élément crucial pour établir la véracité ou la fausseté des certificats en question.



Les positions respectives des protagonistes



Face à ces accusations, Granit Xhaka maintient fermement sa version des faits. Le joueur nie catégoriquement avoir eu recours à des certificats falsifiés et affirme avoir bel et bien reçu les vaccinations mentionnées sur ses documents sanitaires.



De son côté, la médecin Andrea Ludwig confirme avoir effectivement vacciné le footballeur aux dates indiquées. Cette déclaration constitue un élément de défense important, mais elle devra être corroborée par des preuves matérielles lors de l'enquête.



Une enquête judiciaire en cours



Le Ministère public de Lucerne a officiellement ouvert une procédure dans cette affaire. Les enquêteurs ont déjà procédé à l'audition de la star du football, une étape importante dans le processus d'investigation qui vise à établir les faits avec précision.



L'enquête devra notamment déterminer si les preuves documentaires et testimoniales confirment la version présentée par Xhaka et sa médecin. Les autorités examineront vraisemblablement les registres médicaux, les systèmes de traçabilité des vaccins, ainsi que les déplacements du joueur aux dates concernées.



La présomption d'innocence maintenue



Malgré les zones d'ombre qui persistent, il convient de rappeler que la présomption d'innocence s'applique pleinement à Granit Xhaka comme à la médecin Andrea Ludwig. Aucune condamnation ne peut être prononcée tant que l'enquête n'a pas établi de manière formelle et irréfutable la réalité des faits reprochés.



Cette affaire survient dans un contexte où plusieurs cas de faux certificats Covid ont été révélés en Suisse et en Europe, impliquant parfois des personnalités publiques. Les autorités sanitaires et judiciaires se sont montrées particulièrement vigilantes face à ces pratiques qui ont pu compromettre les efforts de santé publique durant la pandémie.



Les prochaines semaines seront déterminantes pour l'avenir sportif et l'image publique du capitaine de l'équipe nationale suisse. En attendant les conclusions de l'enquête, le flou persiste et les questions demeurent sans réponse définitive, laissant planer le doute sur cette affaire aux multiples rebondissements.


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info Source : 20 Minutes | Sports

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